Jusqu'au XIXème siècle, il n'existait qu'un seul sentier de promenade en forêt de Fontainebleau. Balisés d'un trait bleu, les sentiers touristiques ont été créés au milieu du XIXe siècle par Claude-François Denecourt pour faciliter la découverte du massif. Ce travail colossal (150 km) est parcouru d'ouvrages en grès, fournis par les carriers de l'époque. Les sentiers sont numérotés de 1 à 17 et réservés aux piétons. En 1855, l’œuvre de Denecourt est reconnue par les plus grands écrivains qui lui offrent un mélange de textes réunis dans un livre où Théophile Gautier le nomme le "Sylvain de la forêt de Fontainebleau". A la mort de Denecourt, en 1875, Charles Colinet, deuxième sylvain, poursuit son œuvre et ouvre 100 km de sentiers jusqu'à sa mort en 1905. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, le réseau de sentiers n'est plus entretenu et est envahis par la végétation. Les balisages s'effacent. A partir de 1948, l'Association des Amis de la Forêt de Fontainebleau (AFF) entreprend la restauration des sentiers existants et en ouvre de nouveaux. A noter que de nombreux GR (1, 2, 11, 13) sillonnent la forêt. Ce sont donc en tout 500 km de sentiers qui parcourent le massif.

"Combien de voyageurs allant à Franchard pour en visiter les gorges, en repartent sans avoir vu la vingtième partie des belles choses que nous venons de citer! mais s'il en est ainsi, c'est parce qu'en venant à Fontainebleau on s'imagine, répétons-le, qu'il s'agit tout simplement d'un bois de Boulogne ou d'un parc de Saint-Cloud et qu'imbu de cette idée, l'on ne daigne pas même prendre la peine de s'informer quels sont les moyens à employer pour visiter convenablement les sites de notre vaste forêt. On hésite à consacrer un franc, soit à un livre, soit à une carte, quand souvent l'on sacrifie dix fois, vingt fois autant à des choses bien moins utiles. Mais qu'importe, pourvu qu'on puisse dire : J'ai vu Fontainebleau et ses rochers." (Denecourt 1850)

 

Balisage bleu des sentiers Denecourt.

Pourquoi ce bleu ?

C'était la couleur des uniformes de l'infanterie de ligne de l'armée napoléonienne à laquelle Denecourt a appartenu en 1809. Il en fut révoquer parce qu'il avait des idées républicaines.